Comment faites-vous pour dormir la conscience en paix?

Cette lettre publique est dédiée à Monsieur Alain Bellemare et Pierre Beaudoin et les autres dirigeants de Bombardier qui se sont octroyé une augmentation de salaire de 48% en moyenne pour la dernière année.

En dollars, Alain Bellemare a touché un salaire de 9,48 millions US en 2016, l’équivalent en Canadien 12,5 millions en plus des bonis qu’il touche. Les 6 dirigeants de Bombardier se sont partagé la somme de 42,7 millions CAD selon les chiffres dans l’article de La Presse.

En temps normal, si cette entreprise roulait sur l’Or et n’avait jamais demandé ni obtint de l’aide du gouvernement provincial et fédéral je ne vous en parlerais même pas en ce moment dans mon blogue.




Puisque mon blogue est davantage dédié à la croissance personnelle et à l’entrepreneuriat. Je préfère être dans la solution et le positivisme que de révéler les problèmes de société que les médias semblent être très efficaces à dévoiler.

Mais, cette fois-ci je suis outré et scandalisé par ce manque total de respect que ces dirigeants ont eu envers le peuple québécois. Alors que l’entreprise était au bord de la faillite et après avoir mise à pied plus de 4000 employés de production et que leur bon gouvernement Couillard leur a accordé une aide financière de 1 milliard US juste pour le projet de la série C sans garantit. Nous apprenons aujourd’hui qu’ils se sont accordé une augmentation de salaire de 48% en moyenne en plus de généreux bonis, comment faire pour ne pas être scandalisé par ce manque de respect.

Comme le dit si bien l’expression, « Donne à manger à un cochon et il viendra chier sur ton perron»

Dès le départ j’étais contre cette subvention colossale versée a une seule entreprise, surtout que nous subissions dans le même moment nous le peuple québécois un régime d’austérité des plus salés, il avait coupé en santé à un point que des résidants de CHLSD avait seulement droit a une douche par semaine, il y avait un ou une préposée aux bénéficiaires pour 100 patients que ces mêmes patients mangeaient des patates en poudre et devait endurer leur couche souillée, comment ne pas être scandalisé?

Sans compté les coupes draconiennes en éducation, la coupe a l’aide aux PME et des cld, la coupe dans les centres jeunesses emplois, la hausse de la TVQ, la hausse des cpes, etc.… Puis après 1 an d’austérité envers son peuple, tout à coup d’une baguette magique ce bon gouvernement trouve 1 milliard US pour aider Bombardier et ils n’ont même pas de garantit sur les actifs de Bombardier, la pilule est difficile a avalé vous ne trouvez pas?

Alors je vous pose la question, Messieurs Bellemare et Beaudoin, lorsque vous vous couchez le soir, comment faites-vous pour ne pas avoir de remords de conscience? Vous n’avez rien fait d’illégale c’est vrai je vous l’accorde, mais est-ce morale? Vous n’avez pas honte? Face aux employés que vous avez mis à pied ou le transfert de production que vous avez fait au Mexique après avoir reçu la généreuse subvention. Si j’étais vous, j’éprouverais de sérieux remords de conscience et je me sentirais très mal à l’aise face au peuple québécois.

Vous êtes digne des personnages fictifs des Bougons et je suis certain que Monsieur Joseph Armand Bombardier doit se tourner dans sa tombe aujourd’hui, en pensant que son entreprise a été pervertie par des dirigeants tels que vous.

J’espère que cette lettre ira jusqu’à vous, qu’il vous reste un peu d’humanité et un brin de conscience en vous pour changer votre fusil d’épaule,

 

En toute sincérité,

David Tremblay

Échouer en affaire, ce n’est pas la fin du monde…

En cette semaine sur la prévention du suicide, je voulais vous entretenir dans ce billet de l’échec en affaire et les difficultés financières qui peuvent nous emmener dans un état dépressif jusqu’à avoir des pensées suicidaires.

L’échec peut faire très mal et notre confiance en nous-mêmes et envers la vie en est  grandement affectée, imaginez maintenant si vous devez déclarer faillite parce que vous avez tout misé vos avoirs et ceux que vous n’aviez pas sur un projet d’affaires que vous n’avez pas réussi à rentabiliser et que vous êtes trop endettés pour vous en sortir.  Vous risqueriez fortement d’y penser.



Ma vie est finie, je ne pourrai jamais plus me refaire, c’est exactement l’état d’esprit que j’avais le 10 novembre 2014 lorsque je me suis présenté au bureau du syndic,  j’ai dû déclarer faillite. Dans le bureau du syndic lorsque l’employée du syndic m’a dit que je n’avais pas d’autres choix que la faillite, j’étais brisé en mille morceaux et j’étais inconsolable. Je revoyais tout ce que j’avais perdu et l’âge que j’avais 47 ans très difficiles de pouvoir s’en sortir à cet âge. Je me souvenais de toutes les chances que j’ai eues de changer de chemin pour fermer ce projet d’affaires, mais j’étais trop accroché émotivement pour m’avouer vaincu, j’ai donc creusé le trou jusqu’au fond du gouffre.

À ce moment-là, j’ai eu de sérieuses pensées suicidaires et j’avais même pensé au comment le faire. Mon sentiment de culpabilité était à son top. Mais je ne l’ai pas fait et je suis très heureux aujourd’hui d’être en vie, parce qu’il m’aurait manqué vraiment de beaux moments par la suite.

Oui parfois la vie est difficile et elle peut nous jeter à terre. On peut se demander comment on va faire pour s’en sortir, sans vraiment trouver de réponses. Lorsque nous sommes endettés et qu’on est sur le point d’échouer, on préfère rester discret souvent par honte et par peur d’être jugé par nos pairs, c’est très difficile de devoir s’avouer vaincu. Mais rester seul avec le problème est encore pire, je vous suggère d’en parler à un proche ou à un organisme comme Suicide Action qui peuvent vous écouter et vous épauler.

La raison que je me dévoile dans mon blogue c’est simplement pour que vous compreniez que vous n’êtes pas le premier ni le dernier et ce n’est pas tous les projets d’affaires qui fonctionnent qu’il y a des gens qui tombent et font faillite, puis se relève tranquillement, mais sûrement. Je ne suis pas encore sur mon X professionnellement, mais j’arrive à m’en sortir peu à peu et comme je disais si j’avais décidé d’en finir, je n’aurais jamais connu les beaux moments que j’ai expérimentés par la suite et je n’aurais pas pu voir comment m’ont fils évolue actuellement, je veux l’accompagner tout le long de sa vie, c’est une de mes principales missions.

J’ai compris que j’avais fait des erreurs qui m’avaient amené à la faillite, mais que je ne suis pas mes erreurs et je me suis pardonné. Aujourd’hui à l’aube de mes 50 ans, je recommence à croire à mes rêves et je sais où je suis tombé, je vais donc être beaucoup plus vigilant.

On peut se sortir de bien des problèmes mêmes d’une faillite. Ne restez pas seul avec votre problème, parlez-en à au moins une personne de confiance et si vous n’avez personne à vous confier, contactez Suicide Action, ils ont des gens fiables qui peuvent vous écouter.

Je conclus avec cette citation que vous avez peut-être déjà lue ou entendue :

« Quand une porte se ferme, une autre s’ouvre, mais nous passons tellement de temps à avoir des regrets pour la porte qui s’est fermée, que nous ne pouvons pas voir celle qui s’est ouverte pour nous”
Alexander Graham Bell

 

 

 

David Tremblay

Le salaire minimum à 15$/l’heure, un débat de société fort utile!


tirelire-casseeDepuis la dernière année, nous avons vu un débat de société prendre de l’ampleur sur le projet d’augmenter le salaire minimum à 15$ de l’heure sur 5 ans. Si l’on calcul le salaire actuel a 10,75$ une différence de 4.25$ à combler sur 5 ans, qui représente 85 cents par année sur 5 ans c’est possible, bien que peut-être trop élevé pour les petits commerces?

Un débat qui a été initié par les grandes centrales syndicales au Québec. Plusieurs défenseurs de l’inflation et du capitaliste ont monté aux barricades disant que ça serait l’Apocalypse au Québec si le salaire minimum montait à 15$ de l’heure en 5 ans.

Alexandre Taillefer est l’un des seuls hommes d’affaire qui s’est prononcée en faveur publiquement, déjà il paie ses chauffeurs de taxi 15$ l’heure avec des conditions d’emploi très intéressante.

Il semble que ce débat à déjà porté fruit, puisque le 19 janvier le gouvernement québécois a décidé d’augmenter de 50 cents le salaire minimum à partir du 1er mai 2017, plus du double si l’on compare avec l’augmentation de 2016 qui était de 20 cents. La bataille n’est pas gagnée, mais déjà ce débat aura fait réfléchir notre gouvernement actuel, ce qui est déjà une première étape de gagner.

Je n’ai rien contre le fait qu’une personne puisse gagner 500 000$ ou 1 million par année et plus, mais cela ne veut pas dire que le petit salarié soit obligé de se nourrir dans une banque alimentaire pour survivre.  Parce que les demandes dans les banques alimentaires ont explosés dans les dernières années , c’est des gens qui travail à temps pleins au salaire minimum des parents monoparental qui n’ont pas le choix parfois d’avoir un loyer avec 2 chambres à coucher qui avoisine en moyenne 800$ par mois.  Expliquez-moi comment une personne est censée arriver avec  approximativement 1200 par mois net au salaire minimum actuel, lorsque son loyer représente près de 70% de son salaire. Ce qui est important ce n’est pas juste d’avoir une masse salariale la plus basse, c’est aussi d’avoir des employés qui savent qu’ils sont bien traités et qu’ils ne sont pas obligés de demander la charité pour se nourrir. Parfois, il serait bien de se demander si nous accepterions les conditions et salaires que nous offrons à nos employés.

Offrir des salaires compétitifs apporte de la stabilité, du respect des employés envers notre entreprise, les meilleures ressources humaines compétentes, motivées et épanouies sur le marché pour servir notre clientèle.

Je crois aussi que l’exemption d’impôt des particuliers devrait être revue à la hausse par les 2 paliers gouvernementaux  pour refléter la réalité du seuil de pauvreté actuel qui est approximativement de 23 000 $ par année.

Vous pouvez vous demander à quoi le salaire minimum concerne le travailleur autonome. Simplement parce que parfois il y a des travailleurs autonomes qui doivent travailler au salaire minimum ou combler plusieurs petits emplois pour arriver à survivre dans leurs débuts.

Personnellement, je crois que ce débat est fort utile pour notre société et peut-être devrions-nous ouvrir un forum pour trouver des solutions pour que les travailleurs au salaire minimum puissent vivre et s’épanouir dans la société sans devoir demander la charité pour survivre.

C’est à réfléchir,

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David Tremblay, Stratégiste en marketing web