Échouer en affaire, ce n’est pas la fin du monde…

En cette semaine sur la prévention du suicide, je voulais vous entretenir dans ce billet de l’échec en affaire et les difficultés financières qui peuvent nous emmener dans un état dépressif jusqu’à avoir des pensées suicidaires.

L’échec peut faire très mal et notre confiance en nous-mêmes et envers la vie en est  grandement affectée, imaginez maintenant si vous devez déclarer faillite parce que vous avez tout misé vos avoirs et ceux que vous n’aviez pas sur un projet d’affaires que vous n’avez pas réussi à rentabiliser et que vous êtes trop endettés pour vous en sortir.  Vous risqueriez fortement d’y penser.



Ma vie est finie, je ne pourrai jamais plus me refaire, c’est exactement l’état d’esprit que j’avais le 10 novembre 2014 lorsque je me suis présenté au bureau du syndic,  j’ai dû déclarer faillite. Dans le bureau du syndic lorsque l’employée du syndic m’a dit que je n’avais pas d’autres choix que la faillite, j’étais brisé en mille morceaux et j’étais inconsolable. Je revoyais tout ce que j’avais perdu et l’âge que j’avais 47 ans très difficiles de pouvoir s’en sortir à cet âge. Je me souvenais de toutes les chances que j’ai eues de changer de chemin pour fermer ce projet d’affaires, mais j’étais trop accroché émotivement pour m’avouer vaincu, j’ai donc creusé le trou jusqu’au fond du gouffre.

À ce moment-là, j’ai eu de sérieuses pensées suicidaires et j’avais même pensé au comment le faire. Mon sentiment de culpabilité était à son top. Mais je ne l’ai pas fait et je suis très heureux aujourd’hui d’être en vie, parce qu’il m’aurait manqué vraiment de beaux moments par la suite.

Oui parfois la vie est difficile et elle peut nous jeter à terre. On peut se demander comment on va faire pour s’en sortir, sans vraiment trouver de réponses. Lorsque nous sommes endettés et qu’on est sur le point d’échouer, on préfère rester discret souvent par honte et par peur d’être jugé par nos pairs, c’est très difficile de devoir s’avouer vaincu. Mais rester seul avec le problème est encore pire, je vous suggère d’en parler à un proche ou à un organisme comme Suicide Action qui peuvent vous écouter et vous épauler.

La raison que je me dévoile dans mon blogue c’est simplement pour que vous compreniez que vous n’êtes pas le premier ni le dernier et ce n’est pas tous les projets d’affaires qui fonctionnent qu’il y a des gens qui tombent et font faillite, puis se relève tranquillement, mais sûrement. Je ne suis pas encore sur mon X professionnellement, mais j’arrive à m’en sortir peu à peu et comme je disais si j’avais décidé d’en finir, je n’aurais jamais connu les beaux moments que j’ai expérimentés par la suite et je n’aurais pas pu voir comment m’ont fils évolue actuellement, je veux l’accompagner tout le long de sa vie, c’est une de mes principales missions.

J’ai compris que j’avais fait des erreurs qui m’avaient amené à la faillite, mais que je ne suis pas mes erreurs et je me suis pardonné. Aujourd’hui à l’aube de mes 50 ans, je recommence à croire à mes rêves et je sais où je suis tombé, je vais donc être beaucoup plus vigilant.

On peut se sortir de bien des problèmes mêmes d’une faillite. Ne restez pas seul avec votre problème, parlez-en à au moins une personne de confiance et si vous n’avez personne à vous confier, contactez Suicide Action, ils ont des gens fiables qui peuvent vous écouter.

Je conclus avec cette citation que vous avez peut-être déjà lue ou entendue :

« Quand une porte se ferme, une autre s’ouvre, mais nous passons tellement de temps à avoir des regrets pour la porte qui s’est fermée, que nous ne pouvons pas voir celle qui s’est ouverte pour nous”
Alexander Graham Bell

 

 

 

David Tremblay

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